BILAN D’UNE ANNEE 180GRAD – LE VIRAGE CLIMATIQUE.

Lors de l’évènement de clôture du projet 180grad – le virage climatique -, qui a eu lieu le 21 septembre 09 à l’Abbaye Neumünster, j’avais l’occasion de dresser un premier bilan de notre projet.

Ici, je veux refaire le même exercice, avec cette fois ci moins d’adrénaline dans le sang que lors de mon intervention devant Messieurs les Ministres Wiseler et Schanck.

1. Remerciements :

  • Aux hommes et femmes responsables du projet des organisateurs. Ils nous ont mis à disposition les moyens nécessaires et ils nous ont ouvrit maintes portes pour la réalisation du projet, sans jamais se mêler dans la façon de travail du panel.
  • À tous ceux qui nous ont accompagnés et soutenus durant toute la durée du projet. Je pense spécialement à M. Jean Lamesch, qui nous a fait connaître les faits scientifiques du changement climatique.
  • Au coordinateur du projet, M. Jürgen Stoldt. De part son comportement neutre (au moins au début du projet. Il faut noter que les effets du changement climatique rendent  impossible à terme un comportement neutre), le panel a pu évoluer selon ses intérêts et désirs propres.
  • Aux médias, qui nous ont soutenus. Le Groupe St. Paul et RTL. Sans présence dans les médias, le projet n’aurait pas trouvé une telle résonance publique.
  • À chaque membre du panel. C’était un privilège et un grand plaisir de pouvoir travailler dans un tel groupe.
  • À M. Charles Marque (Tns-ilres), mais seulement sous réserves. Il y a lieu de dire, que sans être sélectionné par son institut, les membres du panel se feront probablement moins de soucis sur leur propre avenir et sur l’avenir de leurs enfants.
  • À François Hausemer, pour son film extraordinaire sur les activités du panel et sur la vie dans le panel.
  • À nos familles, qui ont souffert au cours de l’année écoulée par notre absence pendant maintes soirées et samedis.

2. Bilan des activités du panel :

L’Agenda publié sur ce site, reprend la plupart des activités du panel.

3. Conclusions sur le fonctionnement du panel:

Le panel a fonctionné sous « forme participative » (à l’opposé de « représentative », sans comité, président, etc.). Au sein du panel, chacun a eu les mêmes droits. Chacun a participé en fonction de ses moyens,  (temps, capacités, intérêts,…). Ceci a fonctionné d’une façon merveilleuse, sans frictions entre les membres du groupe. La prise de décision n’a pas connu de problèmes.

Suites aux diverses discussion et aux diverses activités au sein du panel, chaque membre s’est de plus en plus rendu compte de la complexité de la problématique du changement climatique. En fin de compte, il faut constater que le changement climatique n’est pas un problème à traiter isolément, mais il est connecté à tous les autres domaines de la vie (économie, écologie, coopération, immigration et la vie privée de chaque citoyen).

En considérant le nombre de presque 600 personnes qui se sont sporadiquement manifestées pour participer au projet, il y a de lieu de conclure qu’il existe un besoin dans la société civile pour de tels projets. À mon avis, ce besoin est du au fait que la politique classique ne semble plus être à même de conceptualiser des visions pour le future de notre société.

4. Bilan du projet :

Il est bien évident, qu’il est impossible de mesurer d’une façon mathématique l’impact des activités du panel 180 grad.

L’Objectif du panel était de sensibiliser la politique et les citoyens.

Je suis convaincu, de par nos activités et de par notre présence dans les médias d’avoir accompli notre mission et qu’aujourd’hui, le nombre de personnes qui se rendent compte de la problématique du changement climatique est en constate progression.

Mais  aussi dans l’entourage direct, dans la famille, au sport, au travail, les membres du panel on pu contribuer à sensibiliser de par leur témoignages un grand nombre de personnes.

Malheureusement, les membres du panel sont forcés de constater que malgré la prise de conscience  du problème et le savoir des conséquences néfastes d’un changement climatique non-freiné ne se reflètent pas au niveau politique. Certes, il existe déjà un certain nombre d’initiatives étatiques, comme des subventions pour les énergies renouvelables de maisons, le passeport énergétique etc., mais ce qui manque surtout, c’est une stratégie, un plan directeur pour atteindre les objectifs annoncés (obligations internationales).

5. Institut Climatique :

Afin de progresser dans la lutte contre le réchauffement de la terre, des membres du panel sont d’avis, qu’il manque un institut climatique au Luxembourg.

L’Objectif de cet institut consiste :

  • D’être un observatoire de la politique climatique.
  • De suivre au quotidien les progrès faits dans la matière par la politique, par l’économie et dans le comportement des citoyens.
  • D’élaborer des stratégies pour réduire les émissions nationales des gaz à effet de serre.
  • D’analyser et de suivre l’impact de la politique climatique nationale sur la coopération et la société.
  • De réaliser des actions et de promouvoir des actions ayant comme but la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Pour réaliser un tel institut, il faut se rallier des partenaires de haut niveau.

Le panel a testé l’idée et a pris contact  avec le recteur de l’Université de Luxembourg, M. Rolf Tarrach, le directeur de la Chambre de Commerce, M. Pierre Gramegna, avec le président du Conseil Supérieur pour le Développement Durable, M. Raymond Weber et avec le président de Caritas-Luxembourg, M. Erny Gillen.

Tous les quatre soutiennent l’idée. Ils se sont déclaré favorable pour collaborer avec l’institut, de fournir de « l’input » dans la mesure de leur moyens, mais aussi de saisir l’institut pour la réalisation de leurs propres projets.

La création d’un institut climatique par le gouvernement luxembourgeois avant la conférence de Copenhague serait significative pour la démarche politique.

À notre avis, le nouveau Ministère du Développement Durable et des Infrastructures devrait saisir l’occasion et mettre à disposition les moyens nécessaires pour la création d’un institut semblable. À savoir qu’au sein du panel, il existe des personnes qui sont prêtes à soutenir activement la création d’un institut climatique.

6. Pour terminer un slogan de l’action 180grad dans les rues de la ville  de Luxembourg :

Luxembourg – 2009, pays le plus riche au monde

Luxembourg – 2019, pays le plus écologique au monde

Chance à ne pas rater.

Une Réponse

  1. En qualité de rédacteur du site decouvrirluxembourg.lu
    je me joins à vous à partir de ce jour où je découvre votre site et votre blog, un lien de ce blog sera publié sur ma première page, pour alerter mes internautes sur notre préoccupation sur le réchauffement climatique en territoire Luxembourgeois.
    Dans le nord du pays dans les forêts de la commune des Trois Vierges que j’ai visité cette été j’ai constaté que de nombreux pins étaient touchés par la sécheresse dans ce lieu connu pour ces coins humides.

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